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Former ses caristes : ce que doit exiger un responsable HSE

YAAKOUB HARTEM 4 نوفمبر 2026 · قراءة 7 د
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Le formateur en gilet orange suit à pied, à distance, le chariot élévateur rouge conduit par un stagiaire dans la cour de formation de TKAWEN à Annaba

Former ses caristes en entreprise ne se résume pas à envoyer quelques ouvriers « prendre le permis » et à classer une attestation. Pour un responsable HSE, c'est une mesure de prévention qui doit tenir devant un accident, un audit ou un contrôle. Cet article liste ce qu'il est raisonnable d'exiger d'un centre de formation, à partir du programme que TKAWEN applique sur son propre chariot TIRSAM de 3 t, à Annaba.

Le cadre : ce qui oblige en Algérie, et ce qui guide

En Algérie, le texte de référence est la loi 88-07 du 26 janvier 1988 relative à l'hygiène, à la sécurité et à la médecine du travail, avec ses textes d'application. Elle place sur l'employeur l'obligation d'assurer la prévention. Pour le détail des articles, lisez le texte au Journal officiel : nous ne citons aucun article de mémoire.

Les références étrangères restent des références de bonnes pratiques, pas du droit algérien :

  • OSHA 29 CFR 1910.178 (États-Unis), paragraphe (l) : formation théorique, formation pratique, évaluation de la performance du cariste sur le lieu de travail, formation de rappel.
  • HSE L117 (Royaume-Uni) : formation de base, puis formation au travail précis, puis familiarisation avec le site ; l'autorisation de conduite est donnée par l'employeur.
  • ANSI/ITSDF B56.1 : responsabilités de l'utilisateur en matière de formation et d'évaluation.
  • ISO 3691-1 et la série ISO 22915 : exigences de sécurité et stabilité, appliquées par le constructeur. C'est pourquoi les valeurs de la plaque de charge ne se modifient pas.

Pour former ses caristes sérieusement, un bon centre de formation présente ces textes ainsi. S'il vous dit « OSHA impose… » pour un site algérien, c'est un premier signal d'alerte.

Ce qu'un responsable HSE doit exiger pour former ses caristes

1. Un programme progressif, avec des critères de réussite

On n'apprend pas la conduite et la manutention en même temps. Le programme doit monter par couches : connaître la machine à l'arrêt, faire la vérification avant utilisation, manipuler les commandes machine immobile, rouler à vide, prendre une charge légère de poids connu, gerber, puis enchaîner le tout dans une tâche complète.

Chaque séance suit le même cycle : briefing, démonstration, exercice guidé, exercice autonome, retour et enregistrement. Personne ne passe à la séance suivante sans avoir atteint les critères de la séance en cours. Demandez à voir ces critères par écrit.

2. Un cadre de sécurité pour chaque exercice

Former ses caristes sans cadre écrit, c'est exposer le stagiaire avant même le site. Exigez, noir sur blanc :

  • la supervision continue par un formateur qualifié ;
  • une aire fermée, avec une évaluation des risques écrite ;
  • une vitesse de formation fixée par le formateur ;
  • des critères d'arrêt annoncés avant la séance et un signal d'arrêt convenu ;
  • jamais de dépassement de la plaque de charge ni du manuel du constructeur ;
  • aucun passager : une seule personne sur la machine, ceinture attachée ;
  • aucune manœuvre de démonstration.

La charge d'entraînement doit avoir un poids connu, nettement inférieur à la capacité lue sur la plaque à la hauteur et au centre de charge utilisés.

Sur l'aire de formation d'Annaba, un formateur en gilet orange et casque bleu se tient près d'une palette pendant qu'un stagiaire en gilet jaune, assis dans la cabine du chariot rouge, s'en approche ; des cônes balisent le parcours

Regardez cette photo de notre propre terrain avec un œil HSE. Le formateur est proche de la palette vers laquelle avancent les fourches, et il porte des baskets. Notre module de formation utilise justement ces images pour poser les bonnes questions : où doit se tenir l'observateur (hors de la trajectoire des fourches et du balayage arrière, toujours visible du cariste) ? Que dit l'évaluation des risques de l'aire sur les chaussures ? Une basket n'est pas une chaussure de sécurité.

3. Les dangers réels, pas une liste générique

La formation doit couvrir les dangers propres au chariot à contrepoids : renversement, chute de charge, piétons dans les angles morts, balayage de l'arrière en virage, gaz d'échappement d'un moteur thermique dans un local fermé, fuites hydrauliques sous pression. Deux réflexes à vérifier chez chaque stagiaire : en cas de renversement, rester assis, ceinture attachée, sans sauter ; et face à une fuite, détecter, consigner, signaler, sans réparer.

Le cours doit aussi enseigner la hiérarchie des mesures de prévention : élimination, substitution, solutions techniques, mesures organisationnelles, puis EPI en dernier. Un casque n'empêche pas une collision ; séparer les piétons des engins, si.

4. Une évaluation pratique séparée de la théorie

Réussir un test théorique ne prouve pas qu'on sait conduire. L'évaluation chez TKAWEN combine six volets : test théorique, reconnaissance des organes, vérification avant utilisation, connaissance des risques, évaluation pratique sur grille, rapport d'évaluation.

Les cinq points critiques de la grille pratique : ceinture, visibilité, charge basse pendant le déplacement, respect de la plaque, stationnement sûr. Une seule erreur critique impose de refaire la partie pratique, quelles que soient les autres notes.

Les documents à recevoir

Document Ce qu'il prouve
Programme et critères de réussite Ce qui a été enseigné, dans quel ordre
Rapport d'évaluation par stagiaire Résultats, remarques et décision, signés par le formateur et le stagiaire
Attestation certifiée, vérifiable par QR Que la formation a été suivie et réussie sur la machine indiquée
Offre de services, fiche technique, facture proforma signée Le cadre contractuel de la formation de groupe

L'attestation est vérifiable sur Algeria Certify. Elle prouve la formation, elle n'est pas un permis d'État.

L'autorisation de conduite reste à l'employeur

C'est le point que beaucoup de dossiers oublient : former ses caristes ne suffit pas à les autoriser. Après la formation, l'employeur évalue le cariste sur ses propres machines et dans son site, le familiarise avec les règles du site, vérifie son aptitude médicale, puis lui délivre l'autorisation de conduite. Aucune attestation ne remplace cette décision.

Le rapport d'évaluation que nous remettons le rappelle : le résultat a été obtenu sur la machine et sur l'aire de formation.

Un formateur en gilet orange et casque bleu observe, à côté d'une palette, un stagiaire en gilet jaune aux commandes d'un chariot élévateur rouge marqué « 30 », entre des cônes, sur une aire en plein soleil

Former au centre ou sur votre site

Pour un groupe, TKAWEN forme à son centre d'Annaba ou sur le site du client, partout en Algérie. Sur votre site, le formateur travaille avec vos contraintes réelles : port, zone industrielle avec allées partagées, entrepôt de distribution avec rayonnages et travail de nuit. Vous recevez une offre de services, une fiche technique et une facture proforma signée.

Pour un exemple de programme intra-entreprise, voir la formation « Habilitation Échafaudage » de PGS ALGÉRIE : cinq agents formés par TKAWEN à Annaba, du 27 au 29 octobre 2026. Il s'agit d'échafaudage, pas de chariot élévateur, mais la démarche (programme, encadrement, attestation) est la même.

Les détails de la formation cariste sont sur la page Formation cariste à Annaba et sur la page du cours. Pour le cadre général, lisez aussi notre guide sur le permis cariste en Algérie.

Questions fréquentes

La formation cariste est-elle une obligation légale en Algérie ?

La loi 88-07 du 26 janvier 1988 met la prévention à la charge de l'employeur. L'existence d'un permis ou d'une habilitation obligatoire propre aux caristes dans les textes algériens reste à vérifier au Journal officiel. Nous ne présentons donc pas notre attestation comme une licence.

L'attestation remise par TKAWEN vaut-elle autorisation de conduite ?

Non. C'est une attestation certifiée, vérifiable par QR sur Algeria Certify, qui prouve la formation. L'autorisation de conduite sur site est donnée par l'employeur, après aptitude médicale et évaluation sur ses machines.

Peut-on former nos caristes sur notre propre site ?

Oui. TKAWEN forme des groupes à Annaba ou chez le client, partout en Algérie, avec une offre de services, une fiche technique et une facture proforma signée.

Que se passe-t-il si un stagiaire commet une erreur critique ?

Il refait la partie pratique de l'évaluation. Une bonne note ailleurs ne compense pas une erreur critique sur la ceinture, la visibilité, la charge, la plaque ou le stationnement.

Quelle est la capacité de votre chariot de formation ?

C'est un chariot TIRSAM à contrepoids de 3 t (3 000 kg). Cette capacité vaut au centre de charge indiqué sur sa plaque ; les autres valeurs se lisent sur la plaque et dans le manuel du constructeur.

Comment vous contacter pour un groupe ?

Par téléphone ou WhatsApp au +213 770 12 23 98, ou au 0550 84 72 77. Le centre se trouve quartier La Gare, rue Maxwell et Picot, en face du centre commercial RAZIME, à Annaba.

À propos de l'auteur — Yaakoub Hartem, fondateur de TKAWEN (Annaba), société de formation et de services qui forme des caristes sur son propre chariot élévateur TIRSAM de 3 t.

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عن الكاتب
YAAKOUB HARTEM · الجزائر

مؤسس ومدير TKAWEN SAS، رائد أعمال في التحول الرقمي والذكاء الاصطناعي. أبني منتجات تقنية جزائرية 100% تخدم المؤسسات التدريبية والمهنيين. مدرّب معتمد في ريادة الأعمال وبناء الشركات الناشئة.

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